Jeune instrument avec des plis

L’orchestre d’accordéonistes „Accordiola“ a été fondé voici plus de 45 ans et il a l’art d’offrir à chaque concert de bons moments aux spectateurs. Le dimanche 15 octobre 2017, les responsables autour du Président Alex Hansen invitaient au Triangel à St.Vith pour fêter dignement cet anniversaire avec des musiciens de l’Euregio.

L’accordéon est sans doute dans le domaine des ensembles instrumentaux une exception, mais le succès rencontré par cette organisation au Triangel où toutes les places – même les places debout – étaient occupées démontre un intérêt grandissant pour ce bon vieil instrument à soufflet.

Ceci est également confirmé par les statistiques des Académies de Musique en Communauté germanophone où l’accordéon est enseigné depuis plusieurs années avec succès. Actuellement l’ensemble fondé par Joseph Schür compte 17 membres qui sont répartis en quatre voix accordéon, une basse accordéon, une percussion, et un piano. Depuis fin 2015 l’ensemble est placé sous la direction de Vincent Dujardin, directeur de l’Académie de Malmedy et directeur de la Royale Fanfare « Echo de la Warche » de Malmedy. C’est l’ensemble organisateur qui se faisait un plaisir de débuter le concert marqué par une diversité musicale et un programme varié.

La ballade écossaise „You raise me up“ était le point de départ de ce tour du monde en musique, suivie par une ambiance latino „Sway“ de Pablo Ruiz en version swing.

L‘allegretto de „Palladio“ de Sr. Karl Jenkins, où l’accordéon remplaçait à merveille les instruments à cordes, était un hommage particulier à Andrea Palladio, cet architecte renommé du Moyen-Âge. Avec beaucoup de sensibilité et de mélancolie les musiciens d’Accordiola poursuivaient leur programme avec l’œuvre du compositeur contemporain Arturo Marquez „Danzon Nr. 2“ suivie de la plus connue des bossanovas „The Girl from Ipanema“ d’Antonio Carlos Jobim. Pour les amis de musique populaire, les Saint-Vithois présentaient „Böhmischer Traum“ de Norbert Gälle avant de terminer en puissance et en beauté avec des extraits de la musique de film „Pirates of the Caribbean“ de Klaus Badelt et Hans Zimmer. Les projections de séquences de film sur écran géant rehaussaient de manière parfaite les différentes exécutions musicales.

Après le bis obligatoire „Hulapalu“ l’ensemble vocal „Cantabile“, sous la direction de Gerhard Sporcken, faisait son entrée en scène. Les chanteuses et chanteurs du nord de la Communauté germanophone ont su convaincra les spectateurs de leur excellente qualité de chant qui correspond d’ailleurs à la « catégorie excellence ». „Ubi Caritas“, „Northern Lights“, „May Day“, „Water Night“, „Musiciens qui chantez“, „A Boy and a Girl“, „Le chant des Oiseaux“ et „Italian Salad“ étaient au programme apéritif avant de passer à table.

En début d’après-midi, les amis de l’orchestre d’accordéonistes „Frohe Klänge“ Idesheim-Ittel-Hofweiler apportaient leur contribution. Sous la direction d‘Alexander Konrad ils interprétèrent un programme divertissant avec „Wir grüßen mit Musik“, „Crossline“, „Frankieboy Forever“, „Comedian Harmonists in Concert“, „Samba Negra“, „La Petite Valse“ et „Concerto d’Amore“.

Ce concert était une vraie réussite : les amateurs de chant et d’accordéon ont été comblés. Et c’est avec beaucoup d’optimisme que l’orchestre Accordiola voit l’avenir, notamment parce que plusieurs nouveaux musiciens s’apprêtent à rejoindre l’ensemble dans les mois qui viennent.

Andrea Gallo mise à l’honneur pour son engagement

Le concert anniversaire était pour Accordiola l’occasion de mettre à l’honneur un membre très actif depuis 25 ans et qui a fait preuve depuis maintenant 15 ans d’un engagement bénévole et méritoire en tant que trésorière. Monsieur Horst Bielen, Président de Födekam était très clair : « Cet engagement doit être honoré, surtout parce que cela n’est plus une évidence dans notre société actuelle. Que feraient nos associations sans l’engagement des bénévoles ? La musique est un langage universel que toute personne sur ce globe comprend. »

 

 

 


Concert d’automne de Accordiola avec un nouveau directeur

Baptême du feu réussi avec brio pour Vincent Dujardin

Ce samedi 22 octobre 2016 l’orchestre Accordiola invitait une fois de plus à son concert d’automne chez Marly à Rodt, dans une salle superbement décorée suivant le thème de l’automne.  Le public enthousiaste a pu apprécier une belle soirée musicale présentée par l’orchestre d’accordéonistes, la royale chorale mixte « Sainte Cécile » de Ligneuville ainsi que l’ensemble instrumental Accor’danse qui invitait à la danse avec sa musique traditionnelle folklorique.

HK2016 96 MobileDans son allocution de bienvenue bilingue, le Président Alex Hansen présentait la personne la plus importante de la soirée : Vincent Dujardin, qui a repris la fonction de chef d’orchestre chez Accordiola depuis novembre 2015.  Sans lui, la soirée d’aujourd’hui n’aurait sans doute pas pu avoir lieu.  Ensuite, la secrétaire Lydia Langer présentait le programme en allemand et en français.  Avec « Back to the Sixties », un mix des années 60 dans un arrangement de Wolfgang Russ, Accordiola gagnait d’emblée l’attention du public.  Suivait « Palladio », une œuvre classique du compositeur gallois Sir Karl William Jenkins.  Dans « In Dreams », un extrait de la musique du film « Le Seigneur des anneaux », Lucien Flandre, membre d’Accordiola, a pu prouver avec grand succès ses capacités de chanteur soliste.   Une autre musique de film du début des années 50 représente le symbole de la capitale française tout court, « Sous le ciel de Paris », qui fut reprise par des grands noms comme Piaf, Gréco, Montand, les trois ténors Pavarotti, Domingo, Carreras et bien d’autres, ainsi que, plus récemment, par la chanteuse française Zaz.  Dans « Against all odds » de Phil Collins, composition arrangée spécialement par le directeur Vincent Dujardin, c’est lui-même qui assurait le solo de saxophone, et ce avec brio.  Dans le potpourri du groupe rock américain Toto, dans « Tango Appassionado » de Thomas Ott, l’orchestre d’accordéonistes faisait une nouvelle fois preuve de polyvalence.  Pour terminer la prestation, la chanson « J’envoie valser » de la chanteuse pop française Zazie, dans un arrangement de Vincent Dujardin, fut présentée avec le concours des chanteurs de la chorale de Ligneuville.

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Après une brève réorganisation de la scène, les chanteuses et chanteurs de la Royale Chorale « Sainte Cécile » de Ligneuville y prirent place avec  leur directrice Martine Médol et entamèrent leur programme avec le negro spiritual „Down by the Riverside“, accompagnés au piano par Gérard Westphael.  L’eau était omniprésente dans le programme de la chorale.  En effet, les deux localités Ligneuville et Pont, dont sont originaires les membres de la chorale, ont une relation particulière avec l’eau, que ce soit par les diverses piscicultures ou par l’Amblève qui passe entre les deux localités.  C’est ainsi que l’œuvre suivante « Exodus » de Pat Boone (texte français de Eddy Mornay) parlait des marins qui voulaient rentrer chez eux.  Suivirent „Belle-île-en-mer“  de Laurent Voulzy et Alain Souchon, l‘interprétation „Le complexe de la truite“ des Frères Jacques avec les trois solistes Jossé Paquay, Monique et Jean-Marie Colette ainsi que la chanson de Charles Aznavour „Emmenez-moi“ (qui parlait des rêves d’un ouvrier docker), l’interprétation de „The River is flowing“ extrait de la messe de la paix de Lorenz Maierhofer, la chanson d’Edy Mitchell „Couleur menthe à l’eau“ (soliste Sylvain Piront) et, pour terminer, le negro spiritual en langue anglaise „Wade in the water„ (la traversée de la Mer Rouge par Moïse et les israéliens), toujours tournant autour du thème de l’eau. 

Après un autre aménagement de la scène et de la piste de danse cette fois, c’est le groupe de folklore Accor’danse - dont fait partie à l'accordéon un des membres d'Accordiola, Nicolas De Belder -  qui clôturait la soirée avec sa musique traditionnelle et folk, tout en invitant le public à venir faire quelques pas de danse.  Les dix musiciens (accordéons, harpe, violons, violon alto, flûte à bec, flûte traversière, guitare, clarinette, vielle à roue) présentèrent un programme varié avec „Maclote de Saint-Hubert“, „Waltze 73“ „Planxty Hewlett“, „Passepied des neur poyes et mazurka“ et „Suite de Mr. Wandembrile“. C’est ainsi que s’acheva cette belle soirée musicale.

 

 


Concert d'automne 2014

Concert d’automne de l’orchestre d’accordéonistes Accordiola St.Vith à Rodt

Musique et chant haut de gamme

Le samedi 11 octobre 2014, Accordiola St.Vith invitait à son traditionnel concert d’automne à Rodt. Pour la deuxième partie de la soirée, les accordéonistes avaient sollicité le „Rechter Männerquartett“ avec le soutien de la Communauté Germanophone. A la fin de leurs prestations respectives, les deux ensembles bénéficiaient du concours d’un invité surprise.

Lors du discours de bienvenue, le Président Alex Hansen porta un bref regard en arrière sur les activités de l’année et profita de l‘occasion pour présenter les deux nouveaux membres de l’orchestre : Sophia Hoffmann au synthétiseur et Florence Nelles en troisième voix accordéon.

Sous la direction de Roland Kransfeld, les accordéonistes entamaient leur programme musical par la musique du film français „Le fabuleux destin d’Amélie Poulain“. „Les valses d’Amélie“ se compose en trois parties et a été écrit par Yann Tiersen et arrangé pour orchestres d’accordéons par le néerlandais Marc Belder (lui-même accordéoniste et directeur). L’ambiance du film – tantôt mélancolique, tantôt joyeux – fut magnifiquement recréée. Dans l’interprétation suivante „Classic Bach goes Pop“, Josef Retter avait arrangé les plus célèbres des œuvres de Bach au goût du jour, dont ‘Ave Maria’, ‘Menuett’, ‘Brandenburgisches Konzert’, ‘Präludium in C’ et ‘Toccato in d Moll’. S’ensuivirent deux compositions originales pour accordéon „Divertissement Jazz“ de Claude Thomain et „Israeli Suite Nr. II“ de Johan J. de With ; ces interprétations entraînantes furent très appréciées par le public enthousiasmé.

Après un bref crochet par l’Amérique du sud avec le très rythmique „Sway“, connu également sous le nom de „Quién sera“, les accordéonistes faisaient revivre les plus grands tubes de Frank Sinatra avec „Frankieboy Forever“. „You raise me up“, avec une partie solo assurée par José Chavet, et les plus belles valses de Johann Strauss furent ensuite interprétés avec brio. Pour terminer le programme, le public était transporté en Ecosse avec „Highland Cathedral“. Pour ce faire, le musicien stavelotain, Jean-Léon Dewalque, faisait son entrée en scène avec cet instrument hors du commun, la cornemuse, et accompagnait l’orchestre dans cette interprétation magnifique. Après un bis, l’orchestre laissa la place au « Kgl. Rechter Männerquartett » ; seul le directeur garda sa position, puisque c’est lui aussi qui dirige les hommes de Recht.

Choeur d’hommes de première classe

Le « Kgl. Rechter Männerquartett », avec le soutien de la Communauté Germanophone, débuta ses prestations avec „Le Rossignol“, une sérénade d’un grand compositeur liégeois du 18ème siècle, A.E.M. Grétry, suivi par un tube d’origine africaine „The lion sleeps tonight“, arrangé pour chœur d’hommes par John Handrop. S’ensuivirent „Dirait-on“, une adaptation d’un poème de Rainer Maria Rilke, „Ubi Caritas“ de Ola Gjeilo et „Vater unser“ (« Notre père » ). La chanson française ne pouvait pas faire défaut dans ce programme multilingue : ce fut chose faite avec „Emmenez-moi“ du chansonnier franco-arménien Charles Aznavour. Le très célèbre „Hallelujah“ du chanteur et compositeur canadien Leonard Cohen fut alors suivi par le tube „Über sieben Brücken musst du geh’n“ et le gospel „When the saints go marchin’ in“. Tout comme leurs hôtes, les chanteurs terminèrent leurs très belles prestations par une mélodie écossaise „Loch Lomond“ de Vaughan Williams. Ici aussi, c’est Jean-Léon Dewalque qui assura l’accompagnement à la cornemuse. Sous les applaudissements du public, le « Kgl. Rechter Männerquartett » accorda volontiers un bis : „Hammerschmied“.